Le Cuivré des marais

Lycaena (Thersamolycaena) dispar  (Haworth, 1803)

CODE NATURA 2000 : E1060

Le Cuivré des marais (photo : J. Terrisse)

 

STATUT

  • Annexe II et IV de la directive Habitats-Faune-Flore CEE 92/43
  • Protégé au niveau national
  • Liste Rouge Mondiale : Vulnérable
  • Liste Rouge Nationale : Vulnérable

REPARTITION

  • En vallée de l'Antenne :

    Espèce très localisée en vallée de l'Antenne, fréquentant les prairies et mégaphorbiaies alluviales inondables.


Station où l'espèce est présente sur le site

  • Sur les autres sites N2000 français :

    Espèce largement répartie en France, apparemment absente en région méditerranéenne et en Bretagne.
    Carte (Muséum national d’Histoire naturelle [Ed]. 2003-2006 . Inventaire national du Patrimoine naturel)

 

 

DESCRIPTION

  • Taille de l’imago : aile antérieure : 15-20 mm.
  • Imago : mâle avec le recto orange cuivré bordé de noir et des points discaux noirs ; recto de la femelle : aile antérieure orange avec des points noirs, aile postérieure brun noir avec une bande externe orange ; verso ponctué de noir, aile antérieure orange, aile postérieure bleutée avec une bande submarginale orange.
  • Chenille verte ou jaune verte de 23-25 mm au dernier stade.
  • Cycle de développement : 1 an

HABITATS FREQUENTES

Ce papillon fréquente les prairies humides, les marais et les mégaphorbiaies où sont présentes les plantes-hôtes de la chenille : les oseilles (rumex sp.)

BIOLOGIE

  • Activité :

    Imago diurne ; deuxième génération plus vagabonde. Durant la diapause hivernale, les chenilles peuvent résister à plusieurs semaines d’inondation.

  • Reproduction :

    Mâles territoriaux sur une plante un peu surélevée. Accouplement durant les périodes de vol.

  • Ponte :

    Les femelles pondent 120 à 180 œufs, généralement de façon isolée, le plus souvent sur la face supérieure des feuilles.

  • Période de vol :

    Deux générations : (avril) mai-juin et juillet-août (septembre) ; parfois une troisième génération en septembre-octobre.

  • Alimentation :

  • La chenille se nourrit sur les oseilles sauvages Rumex sp, principalement R. obtusifolius pour les deux générations, R. crispus, R. conglomeratus, R. hydrolapathum pour la première, et R. pulcher, voire R. acetosa pour la deuxième.
  • L’adulte est floricole.

MENACES

  • Assèchement et altération des zones humides (drainage, mise en culture, artificialisation des prairies, perturbation du fonctionnement hydraulique naturel) ;
  • fragmentation des populations ; • disparition des Rumex (par traitement phytosanitaire) ;
  • fauche précoces, globales et simultanées faisant disparaître la plante hôte ;
  • surpâturage des prairies (piétinement et eutrophisation des milieux).

 

En savoir plus...

-  Fiche du Cahier d’Habitats National

Auteur de la fiche : Philippe Jourde - LPO 2007

 

 

 

QUE PUIS-JE FAIRE POUR LE SAUVER ?

 

  • Préserver le caractère inondable des zones humides et de leur fonctionnement hydrologique ;

 

  • maintenir une bande non fauchée en périphérie de parcelle dans les zones de fauche ;

 

  • éviter l'évolution végétale des prairies vers les mégaphorbiaies (prairies à très hautes herbes, caractéristiques des zones récememnt abandonnées) ;

 

  • favoriser le pâturage extensif avec des charges simultanées modérées.