Le Martin-pêcheur

Alcedo atthis (L., 1758)

CODE Natura 2000 : EA229



Le Martin-pêcheur creuse son terrier dans les berges sablonneuses des rivières (photo : P. Jourde)

 

STATUT

  • Annexe I de la directive Oiseaux CEE 79/409
  • Protégé au niveau national
  • Liste Rouge Nationale : A surveiller

 

REPARTITION

  • Sur le site Natura 2000 :

    Fréquente tous les types de zones humides du site pour s’alimenter. Niche sur les berges de l'Antenne en faible densité.

  • En France :

    Espèce largement répartie en France et en Europe. Carte (Ministère en charge de l'environnement)

 

DESCRIPTION

  • Taille : 40-44 cm
  • Description : Oiseau très caractéristique, au plumage contrasté ; bleu iridescent dessus, orange dessous ; gorge blanche ; long bec puissant et grosse tête ; ailes et queue courtes ; joues oranges et bande blanche sur les côtés du cou.
  • Longévité : 5-10 ans.

 

HABITATS FREQUENTES

Espèce fréquentant tous les types de zones humides abritant des poissons, voire des invertébrés aquatiques, de petite taille. Apprécie notamment les cours d’eau à courant lent ou rapide, les mares, les zones d’expansion de crue, les canaux et fossés.

 

BIOLOGIE

Période de présence :

Espèce aquatique présente toute l’année, dont les populations sédentaires sont renforcées en hiver par l’arrivée des migrateurs nord-est européens.

Reproduction :

Le Martin-pêcheur niche dans un terrier creusé dans le sol meuble des berges des cours d’eau, des étangs et points d’eau, généralement dans de micro-falaises sablo-argileuses. Les terriers sont souvent installés dans les couronnes racinaires des arbres rivulaires arrachés. Deux à trois nichées de 6-7 œufs sont menées à bien entre avril à août. L’incubation dure de 19 à 21 jours. L’envol des jeunes se fait après 23-27 jours et les jeunes sont indépendance à un mois.

Technique de chasse :

Capture ses proies en plongeant sous l’eau à partit d’un perchoir d’affut ou après un vol d’observation sur place.

Alimentation :

Alimentation composée essentiellement de poissons de petite taille, mais consomme aussi ponctuellement des invertébrés aquatiques.

 

MENACES

  • Altération de la ressource et de la qualité de l’eau (assèchement, pollution, disparition de la végétation aquatique et des poissons) ;
  • Elimination des fronts de taille lors des réhabilitations des berges ou fermeture naturelle par colonisation de la végétation (ronces, lierre, etc.) ;
  • Reprofilage des cours d’eau.



Auteur de la fiche : Philippe Jourde - LPO 2007

 

 

QUE PUIS-JE FAIRE POUR LUI ?

 

  • Garantir la qualité et la ressource en eau  : bannir l'utilisation des produits phytosanitaires, réduire l'utilisation des engrais et produits phosphatés (lessives...), limiter les prélèvements d'eau dans les rivières et les nappes

 

  • Réduire la vitesse de navigation (idéal : 5-6 noeuds) et utiliser des bateaux à coque adaptée à la navigation en rivière (les bateaux à coque "mer" créent des vagues de battillage qui sapent les berges, noient la végétation rivulaire...)

 

  • Maintenir des micro-falaises sableuses le long des cours d’eau, où le martin-pêcheur creuse son terrier de reproduction :
    • zones d’érosion dans des méandres
    • couronnes racinaires d’arbres rivulaires effondrés